L'alcoolémie

Même si la personne ne s’en rend pas compte, les effets de l’alcool commencent à apparaître dès le premier verre. L’alcool augmente le temps de réaction. Il diminue les réflexes, la vigilance et la résistance à la fatigue. Il perturbe également la vision, l’estimation des distances et la coordination des mouvements. De plus, son effet désinhibant amène à sous-évaluer le danger et ainsi à prendre des risques : « oubli » de boucler sa ceinture de sécurité ou de porter un casque, vitesse excessive, etc...

Le risque d’être responsable d’un accident mortel est multiplié par 8 en cas de consommation d’alcool. Ce risque augmente très rapidement en fonction du taux d’alcool dans le sang : il est multiplié par 6 pour un taux compris entre 0,5g/l et 0,8 g/l, et par 40 pour un taux supérieur à 2 g/l.

0.5g/l de sang cela équivaut pour un homme de 75kg à une bouteille de 55 cl d’une bière à 5.1% d’alcool et pour une femme de 75 kg 48 cl. Ce qui veut dire que pour avoir toutes ces facultés au volant, vaux mieux prendre au pire une petite bouteille de bière quand on doit prendre le volant.
L’idéal serait % d’alcool au volant.

L'alcool est une substance psychoactive : sa consommation est incompatible avec la conduite automobile:

  • Baisse de la vigilance, de l’attention;
  • Diminution des réflexes et allongement du temps de réaction;
  • Troubles de la coordination et pertes de mémoire: le conducteur est inapte à réagir correctement et à effectuer rapidement les manœuvres. A cela s’ajoute une perte des apprentissages et des défauts de la mémoire immédiate.
  • Troubles de la vision:
    1. Le champ devision latérale se rétrécit (« effet tunnel ») : le conducteur voit plus tard qu’en temps normal les véhicules ou piétons surgissant sur le côté.
    2. La vision binoculaire (ou stéréoscopique), nécessaire à l’évaluation des distances et des largeurs est perturbée. Le conducteur peut par exemple freiner ou tourner trop tard ou trop brusquement parce qu’il a mal évalué la distance, ou encore s’engager dans un passage trop étroit pour son véhicule.
    3. Le temps de récupération après éblouissement augmente: le conducteur reste aveuglé plus longtemps qu’en temps normal.
    4. Le conducteur peut enfin être la proie d’hallucinations (personne ou animal surgissant sur la route par exemple), son cerveau n’étant plus apte à interpréter correctement les informations visuelles.
  • Fatigue et somnolence: l’alcool diminue la résistance à la fatigue. À l’excitation première succèdent rapidement une sensation de lassitude et un risque important de somnolence. Cet effet est aggravé par la prise concomitante de médicaments

Un dernier verre pour la route ? Sur le coup on ne dit pas non. En oubliant parfois un peu trop vite que l'alcool est associé à plus d'un accident de voiture sur trois ! Les effets de l’alcool sur la conduite sont multiples et ce dès le premier verre.
Si alcool et conduite sont incompatibles c’est parce que l’alcool modifie le comportement et les perceptions.

  • La vigilance baisse, la distance de freinage augmente de moitié: sous l'effet de l'alcool, la vigilance baisse, le conducteur perçoit mal la route et les obstacles, les automatismes sont diminués et les gestes mal coordonnés. Associée à la surestimation de soi induite par la consommation d'alcool, qui fait qu'on prétend connaître la route et les risques, cette baisse de vigilance peut avoir de sérieuses conséquences.
    Il faut en moyenne 1 seconde à un conducteur à jeun pour amorcer son freinage à la vue d'un obstacle. Dès 0,5 g d'alcool, ce temps de réaction est d'environ 1,5 seconde. Ce qui signifie concrètement qu'un conducteur à jeun, roulant à 90 km/h, parcourra 25 mètres avant de freiner, alors qu'un conducteur dont le taux d'alcoolémie atteint 0,5 g/l en parcourra 38. La distance de freinage est augmentée de moitié ! Et plus l'alcoolémie est élevée, plus le temps de réaction augmente.
  • La vision se perturbe et l’audition est altérée: dès les premiers verres, votre vision est modifiée et votre perception de la route n’est plus la même. La fonction auditive peut également être touchée car l'alcool provoque une altération des canaux semi-circulaires qui jouent un rôle dans l'équilibre.