Le port du casque

Conséquences liés au non port du casque

En général dans un accident de moto où le conducteur n’a pas de casque, lorsque la tête de ce dernier heurte le sol, les chances de survie sont minime. Au cas où on survit on peut garder des séquelles qui sont parfois irréversibles. Dans un accident de motocycle ou de bicyclette, deux mécanismes interviennent principalement, entraînant un traumatisme du cerveau par contact direct et par accélération–décélération.

Chaque mécanisme cause différents types de blessures. En cas de collision, le motocycliste ou le cycliste est souvent éjecté du motocycle ou de la bicyclette. Si sa tête heurte un objet, comme le sol, son mouvement vers l’avant est stoppé, mais le cerveau, qui a sa propre masse, continue d’avancer jusqu’à ce qu’il heurte la paroi intérieure du crâne. Il rebondit alors pour aller frapper le côté opposé du crâne. Le résultat de ce type de blessure peut aller du traumatisme crânien mineur, comme une commotion cérébrale, à un traumatisme crânien mortel. Les traumatismes crâniens qui résultent de blessures par contact ou par accélération – décélération se divisent eux-mêmes en deux catégories, à savoir des plaies à la tête, ouvertes ou fermées. La plupart des traumatismes cérébraux résultent de plaies fermées – autrement dit, quand il n’y a pas de plaie ouverte au cerveau. La figure ci-dessous décrit les deux types généraux de blessures à la tête et donne des exemples des types de lésions dans chaque catégorie, de la plus bénigne à la plus grave.

Les usagers de motocycles qui ne portent pas de casque risquent beaucoup plus de subir une de ces blessures à la tête ou de ces traumatismes crânio-cérébraux ou encore une combinaison des deux. Les casques créent une couche supplémentaire pour la tête et protègent donc l’utilisateur de certaines des formes plus graves de traumatismes cérébraux.

Fonctions du casque: Le casque vise à réduire le risque de traumatismes crânio-cérébraux graves en réduisant l’impact d’une force ou d’une collision à la tête. Le casque fonctionne de trois façons :

  • En atténuant l’impact, il réduit la décélération au niveau de la boîte crânienne et, donc, le déplacement du cerveau. Le matériau souple intégré au casque absorbe en partie l’impact, ce qui fait que le mouvement de la tête s’arrête plus lentement. Cela signifie que le cerveau ne heurte pas le crâne avec autant de force.
  • Il répartit l’énergie de l’impact sur une plus grande surface, de sorte qu’elle ne se concentre pas sur des régions particulières du crâne.
  • Il empêche le contact direct entre le crâne et l’objet heurté en formant une barrière mécanique.